
Les efforts de réarmement vont mobiliser les industries de la défense – et donc stimuler les recrutements. C’est pour accompagner ce mouvement que France Travail va dédier un pôle spécifique à ces recrutements, qui sera dirigée par une générale retraitée de l’armée de Terre.
Elle a le profil de l’emploi. Le pôle de recrutement pour l’industrie de défense qui doit être mis en place à France Travail sera dirigé par la générale Dominique Vitte, a-t-on appris samedi auprès du ministère du Travail confirmant une information du Figaro.
Générale retraitée de l’armée où elle a passé 38 ans, Dominique Vitte a été directrice de la Mission de retour à la vie civile des officiers généraux (MIRVOG) entre 2020 et 2023, précise le ministère.
Elle a également été déléguée aux réserves de l’Armée de Terre où elle a accompagné 25.000 réservistes dans leur engagement.
« La générale Dominique Vitte a une grande expérience du monde professionnel de la Défense et dans le cadre de ses différentes fonctions a oeuvré à la fois pour la reconversion de grands dirigeants et pour l’accompagnement des jeunes et des profils moins qualifiés », selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
Jean-Pierre Farandou avait annoncé fin janvier la création de ce pôle de recrutement pour répondre aux besoins de l’industrie de défense, du fait de la création de « dizaines de milliers » d’emplois, et précisé que la structure serait dirigée par un général.
Selon France Travail, cette équipe « travaillera avec la Direction générale de l’armement (DGA), les représentants des armées, les fédérations professionnelles ainsi que neuf grands maîtres d’oeuvre industriels, acteurs clés de la conception, de la production et de la maintenance des équipements militaires ».
Il s’agit entre autres de « qualifier les besoins en compétences et en métiers », notamment pour les PME, et de « faire découvrir, orienter et accompagner les candidats vers les métiers de l’industrie de défense ».
L’opérateur avait précisé fin janvier que « plus de 5.000 offres d’emploi » dans les métiers de l’industrie de défense seraient proposées partout en France à l’occasion d’un événement prévu le 23 avril à Toulon. (Source BFM Business 17.02.2026)
**********
Pourquoi un général dirigera-t-il un nouveau pôle au sein de France Travail ?
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, annonce que le secteur de la défense va monter en puissance, d’où la création d’un nouveau pôle à France Travail. Il souhaite qu’un général en prenne la tête.
« Il n’y a rien de mieux qu’un militaire pour parler aux militaires », a déclaré, vendredi 23 janvier 2026, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. C’est ainsi qu’il a annoncé, dans l’émission « Les 4 Vérités » sur France 2, que le pôle de recrutement pour l’industrie de défense qui doit être mis en place à France Travail, sera dirigé par un général.
« Quand j’étais à la SNCF, j’ai voulu mieux travailler avec la défense, j’ai fait venir un général à mes côtés, Philippe Guéguen, qui m’a beaucoup aidé, a expliqué l’ancien patron de la compagnie ferroviaire. C’est la même idée, j’ai demandé hier au directeur de France Travail, Thibaut Guilluy, de faire la même chose et de recruter un général pour diriger cette force spéciale défense. C’est une première ! »
« Plusieurs dizaines de milliers d’emplois créés »
Le ministre du Travail a rappelé que 10.000 emplois doivent être créés dans le secteur de la défense dans le seul département du Var d’ici 2030. Il a évoqué « plusieurs dizaines de milliers d’emplois créés », un chiffre « considérable », dans toute la France.
Il a ajouté souhaiter que cette « force spéciale défense » soit mise en place au plus tard le 23 avril, jour où il se rendra à Toulon et où il espère pouvoir présenter le général – dont il n’a pas donné le nom – qui la dirigera.
Pour le ministre, cette force spéciale aura pour objectif de renforcer les forces militaires françaises face aux États-Unis de Donald Trump. « C’est une menace d’un côté, c’est une opportunité formidable de l’autre, de réarmer à la fois notre défense, mais aussi de réarmer notre industrie et toute notre économie », a-t-il dit plus tard au micro de Franceinfo.